La révocation du premier ministre Garry Conille par le conseil présidentiel (CPT.)
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- 11 nov. 2024
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Dernière mise à jour : 23 déc. 2024
En Haïti, la révocation du Premier ministre Garry Conille par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a suscité une vive controverse. Cette décision, officialisée le 7 novembre 2024, est jugée illégale par Conille, qui a dénoncé publiquement cette action comme étant anticonstitutionnelle. Selon lui, le CPT n'a pas le pouvoir de démettre un Premier ministre, ce pouvoir étant réservé au Parlement, conformément à l'article 158 de la Constitution haïtienne.
La crise actuelle survient dans un contexte de transition politique délicate en Haïti, marqué par des tensions persistantes entre les autorités exécutives et les institutions mises en place après l'accord du 3 avril 2024. Cet accord avait pour but de stabiliser le pays en vue de futures élections. Conille, dans une lettre ouverte, a accusé le CPT de dépasser ses prérogatives, affirmant que la révocation n'avait pas respecté les procédures établies par le décret du 23 mai 2024 encadrant les pouvoirs du Conseil. En réponse, Conille a tenté de bloquer la publication officielle de la décision et a sollicité l'intervention de la CARICOM pour éviter une escalade de la crise politique.
Cette situation illustre la fragilité de la gouvernance en Haïti, où des conflits internes menacent le processus de transition déjà complexe. Tandis que le CPT défend sa décision en invoquant un déficit de gouvernance, le Premier ministre évincé insiste sur le respect de la légalité pour restaurer la confiance des citoyens et des partenaires internationaux. La CARICOM, préoccupée par ces tensions, a exhorté les dirigeants haïtiens à se concentrer sur la préparation des élections prévues pour 2026 afin d'éviter de nouvelles instabilités.









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